Deux grands écrivains français ont disparu
au cours de la 2ème quinzaine de janvier 2016.


 

Michel Tournier, décédé à l’âge de 91 ans. Fils de professeurs agrégés d’allemand, il considérait l’Allemagne comme « une partie de lui-même ». Il y a vécu 4 ans pendant sa petite enfance et y retourne après la guerre pour étudier la philosophie à l’université de Tübingen.
Dès sa sortie, son premier roman « Vendredi ou les limbes du Pacifique » est un succès de librairie et lui vaut le Grand Prix de l’Académie. Il reçoit le Prix Goncourt en 1970 pour son 2ème roman « Le Roi des aulnes ». Il a été membre de l’Académie Concourt pendant près de 40 ans. Il était également chroniqueur au Figaro, essayiste et auteur d’ouvrages pour la jeunesse (parfois réécrits à partir de ses romans pour adultes) comme « Vendredi ou la Vie sauvage », « Les Rois Mages », « Les Contes du médianoche ».

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Edmonde Charles-Roux, décédée à l’âge de 95 ans. Ses parents sont originaires de Marseille, mais elle a vécu son enfance à Prague, puis à Rome où son père avait été nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège.
Pendant la guerre, elle est infirmière ambulancière, blessée, décorée de la Croix de Guerre, résistante.
La paix revenue, elle entre à la rédaction d’un nouvel hebdomadaire féminin « Elle », puis devient la rédactrice en chef de « Vogue ». Son 1er roman « Oublier Palerme » lui vaut le Prix Goncourt en 1966. Elle a été membre de l’Académie Goncourt de 1983 à sa mort. Elle est l’auteur de plusieurs romans mais aussi de nombreux scénarios originaux pour les ballets de Roland Petit.

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