Le 9 novembre 2016
Mathias Enard, prix Goncourt 2015,

fera une lecture de son oeuvre à la LITERATURHAUS de Graz,
dans le cadre d'une tournée de conférences
organisée par l'Institut français de Vienne

Infos sur le site de la Literaturhaus

 
 

"Boussole" - Prix Goncourt 2015

Auteur : Mathias Énard, né le 11 janvier 1972 à Niort, est un écrivain et traducteur français.

Parcours: Après une formation à l'École du Louvre, il suit des études d’arabe et de persan à l'INALCO. Après de longs séjours au Moyen-Orient, il s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles. Il traduit deux ouvrages, l'un du persan, et l'autre de l'arabe. Il est pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006. En 2010, il enseigne l'arabe à l'université autonome de Barcelone. Féru d'art contemporain, Mathias Énard a créé en 2011 les éditions d'estampes « Scrawitch », et sa galerie du même nom (11e arrondissement de Paris).

Oeuvres : La Perfection du tir, son premier ouvrage, paraît en 2003, roman narratif d'un tireur embusqué durant une guerre civile - d'un pays qui pourrait être le Liban - et son obsession de la mort : « Je ne savais plus si j'étais celui qui tirait ou celui sur lequel on tirait. ».

En 2008, Actes Sud publie Zone, roman caractérisé par une seule phrase à la première personne, de cinq cents pages et récompensé par plusieurs prix.

En 2010 paraît le conte, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, sur un épisode probablement fictif de la vie de Michel-Ange, une escapade à Constantinople, où il débarque le 13 mai 1506 à l'invitation du sultan Bajazet II. Ce court récit montre la Constantinople tolérante et européenne qui a su accueillir les juifs chassés d'Espagne par les rois catholiques. L'ouvrage est couronné par le prix Goncourt des lycéens 2010.

En 2012, il publie Rue des voleurs, récit de voyage d’un jeune Marocain errant en Espagne lors des printemps arabes et du mouvement des indignés. C’est une réflexion sur l’engagement et la révolte.

Prix Goncourt, en 2015, pour son 8ème roman Boussole qui traite de la vision de l'Orient par l'Occident.
Une nuit d'insomnie à Vienne, le musicologue Franz Ritter revisite sa vie à travers les souvenirs de sa carrière d'universitaire, de ses séjours en Orient et des moments passés auprès de celle qu'il aime, Sarah.
Le fil rouge de ce
monologue à Sarah réside dans la remémoration des moments passés ensemble, en Orient comme en Europe, et dans la profondeur des sentiments qu'il éprouve pour elle. Au gré du récit, surgissent des évocations de l'existence et de la culture de Franz Ritter : anecdotes personnelles, destins de voyageurs, d'artistes et de spécialistes de l'Orient, portraits de personnalités orientales ou liées à l'Empire Ottoman, à la Syrie ou l'Iran.
Le titre de ce roman, Boussole, se comprend tout à la fois comme le symbole de l'attirance de nombreux occidentaux pour l'Orient, et comme celui, ironique, de la perte de repères que ce tropisme provoque. (d'après Wikipédia)

 

 

"BOUSSOLE"
et la STYRIE

Dans « Boussole », Mathias Enard évoque plusieurs de lieux de Styrie :

la rencontre de Franz et de Sarah, les deux protagonistes, s'est faite en Styrie du sud,
lors d'un
colloque d’orientalistes au château de Hainfeld,
à l’époque propriété de
Joseph von Hammer-Purgstall,
premier orientaliste autrichien et traducteur des Mille et Une Nuits.

( pour en savoir plus sur ce château de style Renaissance)

Franz et Sarah se rendent ensuite à Graz où ils visitent l’Arsenal
(Landeszeughaus), dînent dans un petit restaurant du centre-ville...

M. Enard rappelle que, lors d’un séjour à Vienne en mai 1835, 
Balzac a fait la connaissance de Hammer-Purgstall, grâce à l’intermédiaire
de Mme Hanska à qui il rend visite.
L’écrivain français et l’orientaliste autrichien s’apprécient et se rendent visite.
Hammer-Purgstall remet à Balzac la traduction en arabe du texte inscrit sur le "talisman"
qui a donné son nom au roman «
La Peau de Chagrin ».
Dans la 1ère édition, l’inscription figurait en français, mais elle apparaît dans sa version originale arabe (et non "sanscrite", comme Balzac l'écrit)
lors de la 2ème édition (1837).

"Tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m'appartiendra,
Dieu l'a voulu ainsi. Désire et tes désirs seront accomplis.
Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là.
A chaque vouloir, je décroîtrai comme tes jours.
Me veux-tu ? Prends.
Dieu t'exaucera.
Soit !
"

Une fois Balzac rentré à Paris, leurs relations se poursuivent.
Balzac
dédicace un de ses ouvrages à Hammer-Purgstall, "Le Cabinet des Antiques".  Hammer lui envoie une gravure du château de Hainfeld.

En savoir plus...

http://diepresse.com/home/kultur/literatur/4885705/In-Wien-beginnt-der-Orient

http://derstandard.at/2000043756286/Mathias-Enard-Immer-gibt-es-einen-Orient

http://wodka.over-blog.com/2015/09/mathias-enard-boussole.html