Exposition MUCHA au Grand Palais -

jusqu'au 27 janvier 2019

C'est la première exposition consacrée à Paris
à l'artiste tchèque
depuis la rétrospective du Grand Palais en 1980.


Elle propose aux visiteurs de découvrir toute la diversité de son art en dévoilant non seulement les affiches qui ont fait la gloire de cet artiste, mais aussi ses merveilleuses planches d’illustrateur, ses peintures, ses photographies, bijoux, sculptures et pastels.


► vidéo de l'Expo
► oeuvres

► article de l'Express "Mucha, prince de l'Art Nouveau"

 

 

♥ Mucha et l'Autriche - Alfons Maria Mucha est né le 24 juillet 1860 à Ivančice (ville de Moravie / République tchèque) qui faisait alors partie de l'Empire austro-hongrois.
Très peu de ses dessins de jeunesse ont été conservés. Parmi ceux-ci, se trouve Ukřižování (La Crucifixion), dessiné à l'âge de huit ans.

♥ Mucha recalé (durchgefallen) aux Beaux-Arts - Lorsqu’en 1875, il pose sa candidature pour entrer à l'Académie des Beaux-Arts de Prague, sa demande est rejetée avec la recommandation : « Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. »

♥ Mucha et l'incendie du Ringtheater - En 1879, il s’installe à Vienne afin de travailler pour la grande entreprise de décors de théâtre, Kautsky-Brioschi-Burghardt, tout en continuant sa formation artistique au cours de laquelle il est l'élève de Hans Makart.
En 1881, le Ringtheater, le meilleur client de son employeur, brûle dans un incendie dû à une explosion de gaz, et qui fait 500 à 1000 victimes. L'entreprise doit licencier (kündigen) une partie du personnel, dont Mucha, en sa qualité de plus jeune employé.

♥ Mucha décorateur - Retourné en Moravie, il travaille pour le comte Egon Khuen-Belasi à la décoration du château de Candegg situé dans les Dolomites. En 1885, grâce au soutien financier du comte, il peut enfin commencer ses études à l'Académie de Munich.

♥ Mucha à Paris - Mucha se rend à Paris en 1887 pour continuer ses études, tout en réalisant des affiches publicitaires et en illustrant des catalogues, des calendriers et des livres. A Paris, la demande est alors stimulée par la préparation d’une nouvelle Exposition Universelle, celle de 1889 - où sera inaugurée la Tour Eiffel.

♥ Mucha et Sarah (Bernhardt) - Les qualités techniques et artistiques de Mucha finissent par être reconnues et il est embauché par la première grande maison d'édition parisienne Armand Colin. Un soir de Noël, le 24 décembre 1894, il est le seul artiste disponible quand Sarah Bernhardt sollicite l’imprimeur pour réaliser l'affiche publicitaire de "Gismonda", la pièce qu'elle doit jouer au Théâtre de la Renaissance. Mucha relève le défi et dès le matin du 1er janvier 1895, Paris se couvre de grandes affiches qui ont un si vif succès que des amateurs se les arrachent, dans les deux sens du terme (sich um etw. reißen) ! En outre, l’actrice l'engage pour un contrat de six ans.

♥ Mucha et "l'Art Nouveau" - Indifférent aux débats techniques et aux querelles d'écoles, Mucha ne se revendiquait (sich bekennen) pas comme artiste "Art Nouveau". "L'art ne peut jamais être nouveau", affirmait-il. Pour lui, l'art est éternel et n'a rien à voir avec des modes éphémères ou des "-ismes". Paradoxalement, Mucha sera un des meilleurs représentants de l'Art Nouveau, appelé dans les premiers temps en France "le style Mucha".

♥ Mucha, le décorateur décoré... - En 1900, il reçoit la médaille d'argent à l'Exposition universelle pour la décoration du Pavillon de la Bosnie-Herzégovine, et il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

♥ Mucha et les USA (1906-1910) - Après son mariage avec Maruska Chytilova, Mucha se rend aux États-Unis. Accueilli à bras ouverts et admiré pour ses talents d’affichiste, il ne trouve pas la réception espérée à ses peintures.

♥ Mucha et L'Épopée slave - Un projet le hante (jm keine Ruhe lassen) depuis des années : réaliser vingt toiles monumentales pour illustrer l’histoire et l’essor du peuple slave jusqu’à sa libération. L’homme d'affaires américain Charles R. Crane met à sa disposition les fonds nécessaires à leur exécution et, retourné en Bohême, Mucha réalise de 1910 à 1928 ce qu’il considérait comme son œuvre majeure, L'Épopée slave.
Cet ensemble de 20 tableaux monumentaux, d'inspiration nationaliste et symboliste, raconte l'histoire des Slaves, du IIIe au XXe siècle, à travers 10 événements représentatifs. L'oeuvre a été présentée à Prague le 28 octobre 1928, à l'occasion du dixième anniversaire de la Tchécoslovaquie.

♥ Mucha, le vitrail de Saint-Guy et les timbres-poste - Installé à Prague, il décore le Théâtre national, la Maison municipale, la cathédrale Saint-Guy, ainsi que d'autres monuments de la ville. Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance après la Première Guerre mondiale, c’est lui qui conçoit les nouveaux timbres-poste, billets de banque et autres documents officiels pour la nouvelle nation.

♥ Mucha "réactionnaire" - Avec la montée du fascisme à la fin des années 1930, les travaux de Mucha sont classés comme "réactionnaires". Il meurt à Prague le 14 juillet 1939 d'une pneumonie à l'âge de 78 ans, quelques jours après avoir été interrogé par la Gestapo qui s'intéresse à lui du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie. Son corps est jeté à la fosse commune (Massengrab). Une plaque commémorative lui est dédiée au cimetière des Grands Hommes de Prague.

 

 

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