CYBER ATTACK

RAMSONWARE

PHISHING

TROJAN ATTACK

Une cyberattaque massive frappe plusieurs pays à travers le monde

Le constructeur automobile français Renault annonce ce samed (13 mai 17) avoir été victime de la vague de cyberattaques simultanées ayant touché des dizaines de pays vendredi après-midi. Parmi eux, l'Australie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, mais aussi le Vietnam, le Japon, les Philippines et la Russie, où se concentrerait la majeure partie des ordinateurs infectés.

 

rançon et prise d'otage

 

 

Les pirates d’aujourd’hui surfent sur les navigateurs web (Webbrowser) et naviguent dans le disque dur (Festplatte) des ordinateurs et smartphones dont les propriétaires sont un peu trop imprévoyants.

Un ransomware, ou rançongiciel (mais il faut avouer que le terme n’est pas encore très répandu en français) est un logiciel malveillant (Malware, Schadprogramm) qui est introduit dans un ordinateur piraté pour en crypter les données et donc les rendre inutilisables. Ensuite, le pirate ou hacker demande à leur propriétaire de payer une somme en échange d’un code qui permettra de déchiffrer les données ainsi cryptées. Sinon, elles seront ou bien détruites définitivement ou bien vendues à d’autres personnes.

C’est donc une prise d’otage / Geiselnahme (virtuelle) avec demande de rançon / Lösegeld (bien réelle) !

En français, le verbe rançonner signifie exiger une somme d’argent contre la remise en liberté d’un prisonnier : c’est le preneur d’otages ou le pirate informatique qui rançonne. Curieusement, en allemand, le verbe ranzionieren (terme vieilli) signifiait le contraire, à savoir verser de l’argent pour délivrer un captif (jn freikaufen).

C’est le mot latin redemptio (de redimere : racheter) qui a donné naissance d’une part à rançon (français), ramson (anglais), et Ranzion (allemand), et d’autre part à rédemption (Erlösung) le rachat des fautes, au sens religieux.

Le terme rançon a également le sens de contrepartie, prix à payer pour un avantage :
Le piratage informatique est-il
la rançon du progrès technique ?

 

TROJAN HORSE

 

le Cheval de Troie

Un cheval de Troie (Trojan Horse en anglais, Trojaner en allemand) fait partie de ces logiciels malveillants qui installent un parasite (virus, logiciel espion...) sur l’ordinateur à l’insu de (ohne, dass er es merkt) son utilisateur. Il ne désigne pas le virus lui-même, il en est le véhicule.

Bien avant de s’infiltrer dans les ordinateurs modernes, le Cheval de Troie de la mythologie a permis aux Grecs de conquérir par la ruse la ville de Troie qu’ils assiégeaient en vain depuis 10 ans : il faut cependant avouer que ce sont les Troyens eux-mêmes qui ont fait "entrer le loup - en l’occurrence un grand cheval de bois - dans la bergerie" (den Bock zum Gärtner machen : littéralement, faire du bouc le jardinier), croyant naïvement que c’était un cadeau des Grecs désireux de faire la paix!

Les avertissements de Cassandre (Kassandrarufe) n’ont servi à rien... Cachés dans les flancs de l’animal, Ulysse et ses compagnons sont sortis pendant la nuit et ont ouvert les portes de Troie à leur armée qui a détruit la ville et massacré ses habitants.

Les avertissements des experts en sécurité informatique sont souvent méprisés par les utilisateurs... qui parfois se mordent les doigts (es bitter bereuen) d'avoir mordu à l'hameçon (anbeißen), tombant ainsi dans le piège qui leur était tendu !

 

Hameçonnage

L’hameçonnage, plus connu sous le nom de phishing, est une technique frauduleuse (betrügerisch) utilisée par les pirates informatiques pour se procurer les données personnelles de leur victime (mot de passe, numéro de sécurité sociale, numéro de carte de crédit...) en lui faisant croire qu’elle s’adresse à une organisation de confiance (vertrauenswürdig), par exemple une banque ou un service administratif.

Comme beaucoup d’autres néologismes du domaine informatique, l'hameçonnage a été créé (en 2006) par l’Office québécois de la langue française. Ce terme traduit assez bien son équivalent anglais, le phishing, variation orthographique de fishing : les pirates vont "à la pêche" (haschen, angeln) aux mots de passe et autres informations confidentielles.

En effet, un hameçon (Angelhaken) est un petit crochet de métal, fixé au bout de la ligne de la canne à pêche. La victime d’un phishing mord à l’hameçon (anbeißen, sich ködern lassen), c’est-à-dire qu’elle tombe dans le piège qui lui est tendu.

La Commission générale de terminologie et de néologie française a, de son côté, préféré le terme "filoutage", qui n’est pas un néologisme à proprement parler (genau genommen) puisqu’il est attesté dès le XVIIe siècle au sens de "métier de filou, habitude de filou" (Gaunerei, Betrügerei). Mais il n’a pas vraiment réussi à s’imposer comme synonyme de "phishing".

Le mot du jour franco-autrichien Le FrAu ModJo

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figurent sous leur forme de base :
infinitif pour les verbes ;
singulier pour les substantifs ;
masculin singulier pour les adjectifs.

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