C o m m é m o r a t i o n s     2 0 2 1

 

12 décembre 2021

commémoration
du bicentenaire
de la naissance de

Gustave FLAUBERT
(1821-1880)

G. Flaubert a marqué la littérature universelle

par la profondeur de ses analyses psychologiques,
son souci de réalisme et par la force de son style
dans de grands romans comme
"Madame Bovary",
ou "L'Education sentimentale".

18 choses que vous ignorez peut-être sur Flaubert

 


Le 8 juillet 
2021
,

commémoration des
400 ans de la naissance de
Jean de La Fontaine

Sa ville natale, Chateau-Thierry,
lui rend hommage
En savoir plus sur le fabuliste


Le 10 juillet 
2021
,

commémoration des
150 ans de la naissance de
Marcel Proust

né rue de Jean de la Fontaine, à Paris (16ème arrondissement)

 

Le 22 octobre 2021,

commémoration du
centenaire de
Georges Brassens
,
né à Sète en 1921.

Malgré sa "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète",
c'est dans le caveau familial,
au cimetière Le Py (de Sète)
qu'il a été inhumé en 1981.

► Paroles de la "Supplique" • La Camarde qui ne m'a jamais pardonné
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors, cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament
De me payer un codicille.
• Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion
Trempe, trempe ta plume, oh mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture
Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord
Que sur un seul point, la rupture.
• Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon
Vers celles de Gavroche et de Mimi Pinson
Celles des titis, des grisettes,
Que vers le sol natal, mon corps soit ramené
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée
Terminus en gare de Sète.
• Mon caveau de famille, hélas, n'est pas tout neuf
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte
Il risque de se faire tard et je ne peux
Dire à ces braves gens, poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.
• Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux
Une bonne petite niche
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins
Le long de cette grève où le sable est si fin
Sur la plage de la corniche.
• C'est une plage où même à ses moments furieux
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux
Où quand un bateau fait naufrage
Le capitaine crie "Je suis le maître à bord,
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".
• Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
À l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connus la prime amourette
Auprès d'une sirène, une femme-poisson
Je reçus de l'amour, la première leçon
Avalai la première arête.
• Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris
Le bon maître me le pardonne
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens
Mon cimetière soit plus marin que le sien
Et n'en déplaise aux autochtones.
• Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau
Ne donnera pas une ombre triste au tableau
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent
Pour changer de tenue et les petits enfants
Diront, chouette, un château de sable.
• Est-ce trop demander, sur mon petit lopin
Plantez, je vous en prie, une espèce de pin
Pin parasol de préférence
Qui saura prémunir contre l'insolation
Les bons amis venus faire sur ma concession
D'affectueuses révérences.
• Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie
Tout chargés de parfums, de musiques jolies
Le Mistral et la Tramontane
Sur mon dernier sommeil verseront les échos
De villanelle, un jour, un jour de fandango
De tarentelle, de sardane.
• Et quand, prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller
Avec moins que rien de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus
Pour un petit bonheur posthume.
• Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances.
• Vous envierez un peu l'éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances.

 


Le 13 octobre 
2021
,

commémoration du centenaire
d'Ivo Livi, dit Yves Montand,
chanteur et acteur français d'origine italienne, né en 1921 en Toscane
et mort le 9 novembre 1991 à Senlis.

Montand chante
"Les feuilles mortes"
(Musique : Joseph Kosma -
Paroles : Jacques  Prévert •• • Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.
• C'est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
• Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie
Comment veux-tu que je t'oublie
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
tu étais ma plus douce amie.
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours, je l'entendrai !
• C'est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis
•• 
•• • Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.
• C'est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
• Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenir et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie
Comment veux-tu que je t'oublie
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours, je l'entendrai !
• C'est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis
••
)

 


Le 9 avril 
2021
,

commémoration du bicentenaire
de la naissance du poète
Charles BAUDELAIRE
,
né en 1821 à Paris et mort dans la même ville en 1867.

► Poème "Elévation" •• Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
••

 Commémorations 2021

Antoine Watteau, mort en 1721

Napoléon 1er, mort en1821

Gustave Flaubert, né en 1821

Charles Baudelaire, né en 1821 •• Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
••

 Rosemonde Gérard,
Paul Valéry, nés en 1871

Simone Signoret, Yves Montand, Georges Brassens nés en 1921

Igor Stravinsky, Fernandel,
disparus en 1971

et bien d'autres...